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                                                                                                            ACTUALITES

 

Envoyé le : Lundi 23 Janvier 2012 13h22
Objet : Fw : L'EMPOWERMENT DE LA FEMME AU CAMEROUN

 

Chers collaborateurs du Cerclecad,

 

 

   Notre colloque annuel du Cerclecad de cette année aura lieu le 15 décembre 2012 à l'Université d'Ottawa et aura pour titre : « L'émergence du Leadership féminin dans les communautés africaines d'Afrique et de diasporas africaines du monde occidental ».

   Avant d'envoyer l'appel aux panélistes, j'aimerais que chacun de vous m'envoie en une page minimum ce qu'un tel sujet suscite comme ''appels, interrogations et pistes de réflexion et d'action'', pour que j'intègre toutes ces tendances dans notre Kaléidoscope.

Je vous fais suivre à cet effet ce courriel que je reviens de recevoir et que je n'ai pas encore lu.

 

     Espérant que les Africaines s'impliqueront dans ce défi à la fois intellectuel que pratique (politique, éthique, social), je serai content de recevoir vos contributions sommaires avant le 30 janvier. Réagissez le plus spontanément et le plus librement possible.

 

    Vous attendant nombreux et joyeux à notre première conférence de l'année 2012, ce samedi prochain, je vous redis ma fraternité et mon estime pour chacun de vous et ce que vous apportez au Cerclecad,

 

      Salutations phénoménologiques et prophétiques,

 

     Prophète Benoît Awazi Mbambi Kungua,

    Président du Cerclecad,

 

REFONDATION DU CAMEROUN :

L’EMPOWERMENT DE LA FEMME

Par GUERANDI Mbara Goulongo

Coordonnateur des REFONDATEURS

                      SOMMAIRE

  1. La nécessité de l’empowerment de la Femme camerounaise
  2. Quand déclencher la lutte ?
  3. Les fondements de l’empowerment de la Femme camerounaise

3.1. Le système de domination

3.2. Les mécanismes idéologiques et culturels de la domination

3.3. La définition de l’antagonisme

 

  1. Les questions stratégiques et tactiques

4.1. Les lignes de force de notre action

4.2. Pourquoi se rassembler et s’engager dans la lutte patriotique ?

4.3. L’organisation de la Femme camerounaise

4.4.  

Lorsqu’on analyse les actes posés par le système RDPCiste pour l’empowerment de la femme camerounaise, on est en droit d’être pessimiste quant à l’avenir de nos sœurs. Tant il est vrai que cette notion reste inconnue dans ce contexte, plusieurs peuvent l’assimiler à une simple émancipation,  à une libération dépourvue de contenu. Nous ne reviendrons pas sur les multiples faits qui ont jalonné le système de Yaoundé, car leurs caractéristiques contradictoires sont suffisamment connues. Pour les Refondateurs, l’empowerment de la femme camerounaise n’est pas un acte de charité et ne résulte pas d’une position humanitaire ou de la compassion. Ainsi, l’empowerment de la femme camerounaise se définit en termes de progrès, de participation, de responsabilisation, d’engagement, d’action, d’auto-détermination, d’affirmation, d’apprentissage, de conscientisation et d’une analyse rigoureuse des contradictions sociales liées au sexe en vue de la préservation des valeurs culturelles de nos terroirs et de l’épanouissement de l’Homme.

Pour analyser la problématique de la Femme, sont retenus les axes de réflexion suivants : (i) la nécessité de l’empowerment de la Femme au Cameroun, (ii) le moment du déclenchement du combat pour l’empowerment de la Femme, (iii) les fondements de l’empowerment de la Femme, (iii) les questions stratégiques et tactiques.

 

I- LA NECCESSITE DE L’EMPOWERMENT DE LA FEMME CAMEROUNAISE

 

Des indicateurs fournis par le PNUD (en référence au rapport des OMD-objectifs du millénaire pour le développement- du Programme des Nations-unies pour le développement) pourraient étayer notre inquiétude sur la situation globale de la femme au Cameroun. Quelques indicateurs sont référenciés, à savoir l’autonomisation des femmes, la santé de la mère et le VIH-Sida. (http://www.cm.undp.org/index.php/fr/omd-3--promouvoir-legalite-des-sexes-et-lautonomisation-des-femmes).

L’autonomisation des femmes passe naturellement par des emplois salariés dans tous les secteurs. Lorsqu’on s’intéresse à celles qui sont salariées dans les secteurs secondaire et tertiaire, on compte 1 femme salariée sur 4 en 2001 et un peu moins en 2007. En effet, selon le PNUD, on avait 4,8% en 1996, 7,8% en 2001. L’augmentation de la population féminine en âge de travailler et la stabilité de l’effectif des employées due aux difficultés d’embauche des jeunes sont sources de cette dégradation générale.

Sur tout autre plan, notamment celui de la politique, bien qu’on note quelques améliorations, une très faible représentation des femmes demeure perceptible. Cela se traduit au niveau des effectifs de l’Assemblée Nationale lors des deux dernières consultations électorales. Pour l’actuelle législature (2007-2012), on enregistre 25 femmes sur 180 députés soit une proportion de 13,9%.

Si la tendance reste à la hausse, l’objectif d’égalité paraît réaliste dans l’enseignement primaire, probable dans le secondaire, incertain dans le supérieur et très éloigné en politique.

La santé de la mère reste encore affectée au niveau national par des complications liées aux grossesses nombreuses ou rapprochées, à l’accès limité aux soins de santé de reproduction et la faible utilisation des méthodes contraceptives.

Jusqu’à ce jour, beaucoup de femmes continuent de décéder en voulant donner la vie. Entre 1998 et 2004, le taux de mortalité maternelle pour l’ensemble du pays est passé de 430 à 669 décès pour 100 000 naissances vivantes. De même, en 2006, l’enquête MICS3 révèle que près de 75% des décès maternels surviennent pendant l’accouchement et pendant la période post-partum.

L’insuffisance du personnel sanitaire qualifié, l’émergence de nombreuses maladies telles que le SIDA, et l’état de pauvreté des populations peuvent expliquer cette situation. En effet, la proportion d’accouchements assistés par un personnel sanitaire qualifié est en régression entre 2004 et 2006. Au niveau national, il a chuté de près de 3 points passant de 61,1% en 2004 à 58,9% en 2006. Cette situation laisse encore constater que les femmes enceintes ont continué d’être assistées en 2006 soit par des accoucheuses traditionnelles (10%) ou par des parents/amis (21%). Ce phénomène est beaucoup plus observé dans les régions du septentrion et de l’Est. Le poids des traditions et l’enclavement sont les principales raisons évoquées pour expliquer ce phénomène.

Au Cameroun, le taux de prévalence du VIH/SIDA chez les adultes de la tranche de 15-49 ans est estimé en 2004 à 5,5% dont 6,8% chez les femmes et 4,1% chez les hommes. Le ratio de 170 femmes infectées pour 100 hommes montre que la gent féminine sexuellement active est plus vulnérable que les hommes.

L’empowerment de la femme est une nécessité fondamentale de la lutte menée par les Refondateurs. C’est une garantie de la continuation de notre politique après la victoire sur le système oppresseur de Yaoundé. C’est aussi une condition de son triomphe.

L’un de nos objectifs est l’épanouissement de l’Homme et sa libération des structures de pauvreté multiforme dans lesquelles le pouvoir de Yaoundé l’a plongé. Dans ce contexte, se pose la question de l’empowerment de la femme. D’une manière générale, au sein d’une société/communauté, la femme apparaît comme l’être le plus opprimé et le plus exploité. Dans plusieurs cas, elle est exploitée même par l’exploité, battue par l’homme, humiliée par l’homme et écrasée sous la botte de la domination.

Comment alors faire triompher notre lutte patriotique sans mobiliser les femmes, frange importante de notre population ? Si plus de la moitié du peuple asservi est constitué par les femmes, comment les laisser en marge de la lutte patriotique ? La lutte patriotique est engagée en particulier pour l’empowerment de la femme.

        Considérant la nécessité de poursuivre cette lutte par les générations futures, comment pouvons-nous assurer la formation conséquente des nouvelles générations de combattants ou d’ouvriers du développement si la mère, première éducatrice, se trouve en marge du processus ? Comment faire du foyer camerounais, une cellule de combat, un centre de diffusion de notre ligne politique et idéologique et un stimulant pour l’engagement de la famille quand la femme est exclue de la lutte patriotique, reste indifférente à la société/communauté qui doit être créée et demeure sourde à l’appel vibrant du Peuple combattant?

Les femmes ne sentent-elles pas la nécessité de leur empowerment? Certes, elles sentent la domination et le besoin de modifier leur situation. Mais cette domination exercée par la société/communauté, asphyxie leurs initiatives, les empêche fréquemment d’exprimer leurs aspirations et de concevoir les méthodes de leur lutte. C’est à ce niveau qu’interviennent les Refondateurs pour formuler avec les femmes une ligne et pour partager les méthodes de combat.

L’empowerment de la femme camerounaise vise avant tout la responsabilisation de celle-ci. De plus, cet empowerment l’associera aux activités productrices et aux différents combats auxquels est confronté le peuple.

Cela suppose que les femmes elles-mêmes s’engagent avec détermination, en rangs serrés et dans l’unité, à l’assaut des citadelles du système de Yaoundé, de la féodalité, de l’obscurantisme et d’ignorance qui, en freinant leur progression, entravent la marche du peuple vers ses nobles idéaux de démocratie, de droit authentique, de justice sociale et de bien-être pour tous.

II- QUAND DECLENCHER LA LUTTE ?

La question se pose alors de savoir quel est le moment opportun pour déclencher la lutte pour l’empowerment de la femme camerounaise ? Tel un germe contagieux, la lutte patriotique a déjà créé les conditions pour que les populations soient réceptives aux idées de progrès et de changement véritable. Ne pas déclencher la bataille quand les conditions sont mûres est un manque de vision politique et une erreur stratégique. La liaison intime et indissoluble entre la lutte patriotique et l’empowerment de la femme nous permet de comprendre pourquoi c’est maintenant que nous devions édifier un cadre organisationnel adéquat.

Mission principale dans notre étape historique, la participation de la femme à la lutte patriotique lui permet de matérialiser notre unité et de créer les conditions pour la transformation de sa conscience. Il s’agit pour elle de se sentir responsable, d’accéder à l’engagement sans faille, d’assumer l’analyse et de comprendre comment la société/communauté est créée par nous. Le vent de la victoire souffle donc et avec elle souffle, obligatoirement, le vent de l’empowerment de la femme camerounaise.

III- LES FONDEMENTS DE L’EMPOWERMENT DE LA FEMME CAMEROUNAISE

3.1. Le système de domination

Commençons par dire que l’oppression, surtout la domination de la femme, est une conséquence de son exploitation, l’oppression dans la société/communauté étant souvent sinon toujours le résultat de l’exploitation imposée. Remplaçant le colonialisme, le système RDPCiste nous a  envahis et nous a occupés avec l’objectif d’exploiter nos richesses à des fins inavouées. Pour nous exploiter, pour briser notre résistance et empêcher une révolte contre lui, ce système honni a renforcé la machine oppressive. D’une part, l’oppression matérielle se conjugue avec les tribunaux, la police, les forces armées, les prisons, les tortures et les massacres. D’autre part, l’oppression morale correspond à l’obscurantisme, à la superstition, surtout à l’ignorance destinée à détruire l’esprit d’initiative créatrice, à liquider le sentiment de justice et de critique, et à réduire la personne à la passivité et à l’acceptation de l’état de dominé comme une chose normale. Voilà le drame dans lequel beigne le peuple camerounais où, la femme devrait pourtant être catalyseur et défenseur des valeurs. A l’intérieur de ce processus d’amoindrissement, surgissent alors l’humiliation et le mépris, celui qui exploite et opprime ayant tendance à humilier et mépriser sa victime et à la considérer comme naturellement inférieure.

Le mécanisme de l’aliénation de la femme est identique au mécanisme de l’aliénation de l’homme dans la société/co

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18 Février 2012

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Les jalons de la fraude électorale à pied d'oeuvre!
Le haut conseil à la magistrature dénonce !

Le nombre des membres n’et fixée ni dans la loi organique ni dans le décret présidentiel

Le haut conseil à la magistrature n’a pas été consulté dans le choix des juges qui superviseront les élections

http://fr.elkhabar.com/local/cache-vignettes/L490xH268/arton2566-e792d.jpg

Le président de la république a désigné les juges qui seront chargés de superviser les élections législatives, sur la base du choix du ministère de la justice. Le haut conseil de la magistrature n’a selon des sources au fait du sujet, par été consulté dans ce choix ce qui met un coup à l’indépendance de cette commission, pourtant nécessaire pour donner de la crédibilité à sa mission.

Ces mêmes sources ont indiqué à El Khabar que le nombre de juges membres de cette commission est de 316, et a été fixé par la présidence, sans préciser pourquoi ce nombre exactement. Le plus surprenant est que ni la loi organique relative à l’organisation des élections ni le décret présidentiel (n° 68 daté du 11 février 2012) sur l’organisation et la gestion de la commission ne stipulent le nombre de juges supervisant les élections. La commission, est comme le souligne les articles 16, 169 et 170 de la loi organique, et les dispositions du décret présidentiel, un mécanisme temporaire de supervision des prochaines élections, qui est installé à chaque élection, et dont la mission commence à la date e dépôt des candidatures et se termine à la fin de l’opération électorale. Elle veille selon la loi à intervenir lors de tout dépassement qui porterait atteinte à la crédibilité et à la transparence de l’opération électorale et à intervenir tout dépassement des dispositions de la loi sur les élections, elle peut intervenir de sa propre initiative ou sur la base d’une notification écrite des parties participant l’opération électorale. La loi donne à la commission le pouvoir d’effecteur des enquêtes pour mener à bien sa mission, et lui impose de rendre ces décisions dans les 72 heures suivant la date de la notification. Quant au jour de l’élection, il lui est imposé de rendre des décisions immédiatement. Elle peut demander au procureur général, pour leur application de mobiliser les forces publiques, et le plus surprenant dans ces prérogatives et obligations, est que la loi donne à ses décisions un caractère administratif malgré le fait que c’est une structure judiciaire indépendant de l’administration chargée de fournir les moyens logistiques aux élections. La commission peut également informer le procureur général de la juridiction, si elle découvre des faits qu’elle juge délictueux, et est obligée par l’article 15 du décret présidentiel, d’élaborer un rapport sur ces activités qu’elle soumettra au président de la république. Les juges membres de la commission, exercent des fonctions à la cour suprême au conseil de l’état, dans les cours de justice et les tribunaux administratifs, et parmi eux se trouve Ali Badaoui, l’ancien inspecteur général au ministère de la justice qui a été démis de ses fonctions en mars 2011 sur décision du président de la république, et qui a été appliquée par le ministre de la justice Tayeb Belaiz. Il a été démis de ses fonctions après avoir été accusé d’humilier des juges et de porter atteinte à leur dignité, le ministre a entendu 10 d’entre eux et tous ont dit que Badaoui les avaient convoqué dans son bureau et les avait insulté. Le ministre avait déclaré que Badaoui avait commis des fautes inacceptables et qu’il ne méritait pas de rester à son poste. Mais il ne nommait quelques mois après à la commission chargée des peines, et suggère aujourd’hui au président de la république de le charger de préserver les voix des électeurs de la fraude, dans la commission des juges !

 

14 Février 2012          

 


Sont ils passibles par leurs complicités avec la france devant le TPI pour crime contre l'humanité à propos de ces éssais nucléaires qui ont eu lieu sur le sol du Sahara algérien durant les dates ci-dessous
Moncef Marzouki, maghrébin dans le sang

 

La presse algérienne qui s'étonne et s'offusque de "l'obsession maghrébine" déployée par le Président tunisien, Moncef Marzouki, doit savoir que celui-ci a des liens de sang avec le Maroc. 

Son père, exilé politique à l'époque de Bourguiba, a vécu à Beni Mellal, Tanger et Marrakech où il est enterré. 

Le père de Moncef était connu au Maroc sous le nom de Si Badaoui, et s'était remarié avec une marocaine dont il eut un fils et une fille.

Le Président tunisien a donc un demi-frère et une demi-soeur d'une belle-mère, qui sont citoyens marocains.

Ce lien familial et sanguin pousse Marzouki à tout faire pour briser les barrières qui entravent l'Union du Maghreb.

Contrairement à l'Oujdi Bouteflika et aux autres marocains qui gouvernent l'Algérie, qui ont tout fait en 50 ans de règne pour diviser les frères Maghrébins.

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Mardi 14 février 2012 14h15

---------- Message transféré ----------

De : Nouhoum Keita
Date : 14 février 2012 12:26
Objet : De Nouhoum Keita
À : lounessaad@gmail.com

 

DECLARATION D’INTELLECTUELS, HOMMES ET FEMMES DE CULTURE SUR LA REBELLION AU NORD DU MALI

 

Etat des lieux

Comment comprendre la rébellion armée qui, aujourd’hui, endeuille le Mali et condamne des dizaines de milliers d’innocentes et d’innocents à l’insécurité et au déplacement forcé, lorsqu’on ne veut pas s’en tenir au schéma réducteur du conflit ethnique ?

La rébellion qui a débuté le 17 janvier 2012 crée dans notre pays une situation de guerre civile.

L’heure est grave : l’intégrité du territoire national et la cohésion sociale sont aujourd’hui menacées.

L’honnêteté intellectuelle et la rigueur qu’exige la gravité de la situation actuelle du Mali imposent de lire cette rébellion à la lumière du système mondial et de ses crises.

Les réformes structurelles mises en œuvre à partir de la décennie 80 en vue de corriger les dysfonctionnements du modèle néolibéral, n’ont pas atteint les objectifs visés en terme d’amélioration des conditions de vie des populations, notamment l’accès à l’alimentation, l’eau, l’éducation, la santé et l’énergie domestique. Ce constat, qui est valable pour l’ensemble du pays, revêt des conséquences particulières au Nord.

Enjeux

Le Nord Mali se caractérise par l’extrême complexité des enjeux géopolitiques, économiques et stratégiques, sans la compréhension desquels aucune paix durable n’y est envisageable.

Le septentrion malien a souvent été le théâtre de soulèvements d’une partie de la population qui revendique son autonomie par la voie des armes. Tous les régimes, coloniaux et postcoloniaux ont été confrontés à cette situation. De l’indépendance à ce jour, les réponses de l’Etat, qui ont été à la fois militaires, politiques et socio-économiques, n’ont pas pu y instaurer la paix sur une base durable.

La mauvaise gestion, le clientélisme et la corruption que l’on relève  dans la gestion des affaires publiques, exacerbent les frustrations et le sentiment d’exclusion à l’échelle du pays sans pour autant justifier la violence armée dans les autres régions.

Par ailleurs, la manière de gérer la libération des otages occidentaux a conforté AQMI dans la création au Mali d’un sanctuaire en liaison avec le terrorisme international.

Nous sommes dans un processus programmé de désintégration de l’Etat et de cristallisation des identités ethniques et régionales. De ce point de vue, nous questionnons même la genèse de l’appellation  « régions du Nord ».

N’y a-t-il pas une volonté d’affaiblir des Etats de la CEDEAO et l’Organisation elle-même ?

N’allons-nous pas vers une résurgence du vieux projet de l’Organisation des Etats Riverains du Sahara (OERS) ?

Après le découpage du Soudan, nous sommes en droit de nous interroger sur l’intention des pays de l’OTAN de procéder à une nouvelle balkanisation de l’Afrique. Ne sommes-nous pas de fait en présence d’un processus de dépossession des ressources  agricoles et  minières africaines, qui constituent aujourd’hui une partie importante des réserves mondiales pour la relance de la croissance économique globale ?  

De l’approche globale que nous privilégions, il ressort que l’issue à cette guerre fratricide récurrente n’est ni militaire ni financière mais politique, économique, sociale, culturelle et diplomatique.

Face à cette situation :

Nous, intellectuels, hommes et femmes de culture du Mali, signataires de ce document déclarons  que :

-      L’intégrité du territoire, l’unité nationale et la cohésion sociale du Mali sont des acquis sacrés.

-        Le septentrion n’est pas une planète à part, mais bel et bien une région du Mali, particulièrement vulnérable, qui n’en a pas moins subi les politiques néolibérales qui ont aggravé les inégalités, les injustices, la corruption et l’impunité. De Kayes à Kidal, les Maliens paient cher pour le dépérissement de l’Etat que nous voulons plus responsable, comptable et souverain ;

-        La Paix véritable et durable dans le Nord de notre pays et sur l’ensemble du territoire, est au prix d’une nouvelle compréhension de la situation du Mali et de la bande Sahélienne qui intègre les enjeux sous-régionaux et mondiaux;

-        Nous réfutons le discours réducteur de la guerre ethnique ;

-        Nous déplorons le déficit de communication et de dialogue sur  les causes internes et externes des questions majeures qui engagent le destin de la nation ;

-        Nous condamnons le recours à la violence armée comme mode de revendication dans un contexte démocratique et déplorons les pertes en vies humaines ;

-        Nous condamnons avec énergie les agressions physiques, la destruction des biens et la stigmatisation de nos compatriotes Kel-Tamasheq et de peau blanche, nos frères et sœurs, alliés et voisins de quartier, de ville qui aiment et se reconnaissent dans le Mali, leur patrie, notre patrie commune à tous ;

-        Nous soutenons résolument nos forces armées et de sécurité dans leur mission sacrée de défense du territoire national ;

-        Nous sommes Un Seul et Même Peuple, uni par une longue histoire multiséculaire de rencontres, de brassages et de résistances à l’adversité ;

-        La paix s’impose d’autant plus que les femmes et les enfants sont pris dans l’étau dans un conflit qui n’est pas le leur ;

-        Les élections de 2012 sont donc une occasion historique de renouveler la réflexion sur un projet de société adapté à nos réalités, davantage fondé sur la culture de l’être et des relations humaines à même de garantir la prospérité, la paix, la stabilité et la sécurité pour tous.

Nous signataires de la présente Déclaration, présentons nos condoléances les plus attristées aux familles des victimes et à toute la nation malienne. Nous exprimons notre solidarité à toutes les familles déplacées victimes de violences.

 

Bamako le 07 février 2012

Signataires

-      Aminata Dramane TRAORE, Essayiste

-      Abdoulaye NIANG, Socio-Economiste

-      Adama SAMASSEKOU, Linguiste

-      Filifing SAKO, Anthropologue

-      Hamidou MAGASSA, Socio-Economiste

-      Ismaïl DIABATE, Artiste-Peintre

-      Jean-Bosco KONARE, Historien

-      Mohamédoun DICKO, Historien

-      Mariam KANAKOMO,  Communicatrice

-      Ousmane TRAORE, Administrateur civil, Juriste

-      Doulbi FAKOLY, Ecrivain

-      Kaourou DOUCOURE, Universitaire

-      Abderhaman SOTBAR, Professeur

-      Cheick PLEAH, Professeur

-      Mohamed COULIBALY, Ingénieur

-      Abdoul MADJIDOU HASSAN, Gestionnaire

-      Mahamadou H. DIALLO, Imam

-      Boubacar COULIBALY, Gestionnaire

-      Mme SiSSOKO Safi SY, CAHBA

-      Mme TOURE Alzouharata, Gestionnaire

-      Mme Awa MEITE VAN TIL, Designer

-      Dr Daba COULIBALY, Enseignant-Chercheur

14 -02-2012

     

Conférence de presse du Parti SADI (Solidarité Africaine pour la démocratie et l’indépendance), le jeudi 9 février 2012 sur la situation dans le Nord-Mali.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mesdames et messieurs les journalistes.

Les maliens doivent comprendre que les responsables de cette situation désastreuse à tous points de vue ne sont pas les paisibles communautés touareg, maures et arabes. Les vrais et seuls responsables sont :

-ATT et son Gouvernement ;

-Le MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) ;

-Certains anciens militaires de Lybie ;

-AQMI ;

- Les narcotrafiquants.

Une situation grave, désastreuse, tragique sévit dans le Nord de notre pays.

Elle est grave en ce sens que l’unité et l’intégrité territoriale sont entachées. Des populations du même pays s’opposent. La guerre s’installe. Une partie du pays est occupée par des rebelles.

La situation est désastreuse, en ce sens que les populations civiles et militaires laissées à elles-mêmes, vivent dans le dénuement, la peur, le désarroi. Elles se terrent si elles ne fuient pas. Elles errent dans la brousse ou entre les campements, si elles ne s’exilent pas.

Comment comprendre l’attitude du Ministre de l’Agriculture Aghatam Ag Alassane qui va au Burkina Faso « sécuriser sa famille » au lieu de proposer au Gouvernement une stratégie de protection pour toutes les victimes potentielles? C’est inacceptable !

Enfin, la situation est tragique, en ce sens que des Maliens meurent depuis le 23 Mai 2006 date de la 1ère rébellion de l’ère ATT. Les tueries n’ont plus cessé, qu’elles soient d’origine mauritanienne, de l’alliance du 23 mai, ou récemment du MNLA à Aguel Hoc où la façon barbare de tuer des soldats désarmés, ligotés, dépasse tout entendement.

1.    La responsabilité d’ATT

Sa gestion solitaire des problèmes du Nord l’a conduit à des décisions contraires aux principes de la République, aux intérêts de notre pays, à l’esprit et à la lettre du serment qu’il a prêté devant la Cour Suprême les 8 juin 2002 et 2007, je cite :

 « Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain de respecter et de faire respecter la Constitution et la Loi, de remplir mes fonctions dans l’intérêt supérieur du peuple, de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national. Je m’engage solennellement et sur l’honneur à mettre tout en œuvre pour la réalisation de l’unité africaine ». Article 37 de la constitution de 1992

En quoi il n’a pas respecté son serment ?

Les Maliens et les Maliennes se souviennent que le 23 mai 2006, l’ancien Caporal chef Ibrahim Ag Bahanga et le Lieutenant-colonel félon Hassan Ag Fagaga et des hommes de troupe attaquent la caserne de Ménaka, la caserne  et le Centre de communication de Kidal. Un homme est tué.

Les bandits commettent des actes criminels comme l’attaque du poste militaire de Diabali dans la zone de l’Office du Niger, du camp militaire d’Abeibara dans la nuit du 20 au 21 mai 2008 faisant 27 morts et 31 blessés.

Le bandit de Bahanga qui a flirté avec le GSPC (AQMI) en Algérie a développé des relations aussi au Niger. Il a établi des bases au Mali dont la principale était Boureïssa à la frontière algérienne. Il circulait librement. Son complice déserteur était intégré dans l’armée. Il a été vu à Kidal en tenue militaire à la fête du cinquantenaire en 2010.

L’accord d’Alger signé en 2006 avec l’Alliance du 23 mai dont Bahanga était le premier responsable, a signifié clairement l’abandon de souveraineté. L’Assemblée Nationale n’a pas été saisi  de la signature de cet accord par le Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales le Général Kafougouna Koné, l’envoyé du Président de la République. Le point ahurissant et inacceptable de cet accord était que l’armée se retire des régions du Nord. Ce qui va permettre à ces bandits d’avoir les coudées franches pour s’installer et maitriser la zone.

A cette rébellion armée se sont ajoutées d’autres monstruosités dans cette partie du pays  abandonnée par l’Etat, à part une administration prédatrice.

1. AQMI s’implante, développe ses tentacules jusque dans notre société de la frontière mauritanienne à la frontière nigérienne. Le monde sait les moyens militaires et financiers de cette bande d’assassins.

2. Les narcotrafiquants ont eu des complicités pour faire atterrir deux avions bourrés  de drogue dure. Une des personnes impliquées au plus haut niveau Mohamed Ould Awaïnatt a été arrêtée et déferrée à la prison de Bamako. Elle vient d’être libérée sans autre forme de procès.

3. Les militaires de l’armée libyenne ont eu les mêmes facilités d’arrivée sur notre territoire où ils se sont installés avec toute leur logistique (véhicules, armes sophistiquées). Nos voisins comme l’Algérie, le Niger, la Mauritanie ont désarmé les leurs avant de leur permettre de rentrer sur leurs territoires.

C’est autour de toutes ces forces existantes de 2006 à maintenant que s’est constitué le MNLA (Mouvement Nationale de Libération de l’Azaouad). Le MNLA est le fruit de l’abandon de souveraineté par ATT.

Il n’est pas compréhensible et acceptable que depuis la naissance de l’Alliance du 23 Mai avec toutes les attaques qui ont été perpétrées qu’un Etat ne se prépare pas à la guerre. C’est mettre le pays en péril que de ne pas prendre les dispositions sur le plan de la préparation militaire, sur le plan de l’implication des institutions de la République, des Partis politiques, de la société civile, sur le plan de l’information, toute chose qui aurait permis d’éviter cette tragédie et l’inimitié entre les peuples de notre pays. ATT, loin de faire face à ses obligations pour sauver le pays et respecter son serment engage l’organisation des festivités du cinquantenaire pour 7 milliards 500 millions de FCFA annoncés. Il engage aussi un referendum constitutionnel dont les préparatifs sont évalués à 9 milliards de FCFA. Tout dernièrement il nomme un Gouvernement de 33 membres, introduit un découpage administratif, nomme plusieurs Généraux. Autant d’activités qui nécessitent des engagements financiers énormes.

ATT est responsable de cette situation et a montré ses limites.        

Le peuple malien n’est ni par sa culture, ni son histoire et son éducation un peuple à comportement tribaliste. Il n’y a jamais eu au Mali de pogroms contre des communautés ou des ressortissants d’autres nationalités même pendant les moments les plus difficiles : comme par  exemple  la guerre avec le Burkina en 1985, les massacres de maliens en Côte-d’Ivoire en 1999, 2002, et 2011, les rebellions successives de 1963, 1990, 1992, 2006.. 

C’est le sentiment d’injustice suscité par la politique de corruption de l’Etat qui se formalise par :

- des intermédiaires véreux qui font des mouvements de rébellion un fonds de commerce ;

- des privilèges injustifiés et régulièrement accordés à ceux qui prennent les armes ;

- des investissements massifs par rapport à la situation générale des zones  et couches déshéritées du territoire malien ;

- des complicités avérées de certains éléments des communautés à tous les niveaux, y compris dans les plus hautes institutions de l’Etat avec les différentes rebellions, qui expliquent ces débordements regrettables que nous avons connus ces derniers temps.

Et le fait que l’Etat et la communauté internationale ignorent la souffrance  des autres citoyens maliens et des familles touchées par le deuil et  mettent en avant les exodes massifs de réfugiés touaregs, arabes et maures au Burkina Faso, au Niger et en Algérie, attise ce sentiment de révolte générale dans le pays.

 Pour le Parti SADI,  les racines de cette colère populaire sont le résultat du déni de droit et d’humanité pour les autres maliens qui sont touchés par le problème, la désinvolture et le larbinisme des autorités qui ne sont soucieuses que de satisfaire les attentes de la soi disant  « communauté internationale ».

2.      La responsabilité du Gouvernement

 Il a montré ses carences pour enrayer les différentes crises : crise de l’école, l’emploi, la famine, la corruption, la cherté de la vie, l’insécurité qui frappe aujourd’hui toutes les villes du Mali. Le Gouvernement a aussi étalé son incapacité à organiser les élections crédibles et transparentes, sa volonté étant de privilégier le candidat de son choix. C’est pourquoi au jour d’aujourd’hui aucun fichier électoral n’est présenté à notre peuple à trois mois des élections.

3.     La responsabilité du MNLA.

Ce mouvement s’est constitué dans une alliance entre la première rébellion et un groupe de militaires venu de Lybie. L’avenir nous dira la réalité des rapports tissés avec AQMI. Le MNLA a posé la revendication de l’autodétermination sans attendre qu’un dialogue soit mis en place il engage des opérations militaires et occupe Ménaka, Anderaboukane, Abeibara, Tinessako, Léré et Aguel Hoc où il commet des atrocités qui ne sont dénoncées ni par l’ONU, ni par l’Union Européenne, encore moins la France dont le Ministre des Affaires Etrangères dans sa demande de cessez-le-feu reconnaît au MNLA d’avoir réussi d’importants succès. Ce qui est un soutien direct à l’attaque d’un territoire légalement constitué par un groupe armé. Cela n’est pas étonnant puisque la France a agi de même contre AQMI en violant notre territoire en duo avec la Mauritanie. La Mauritanie avait d’ailleurs tué une famille de 4 personnes dont un enfant, famille qui voyageait tranquillement dans une 4X4. Ni ATT, ni son Gouvernement n’avait réagi à cette époque contre ces interventions militaires sur notre territoire et l’assassinat de quatre de nos compatriotes. Aujourd’hui encore, aucune réaction n’est faite contre les propos d’Alain Juppé. Un silence est observé  quant au schéma qui se profile à l’horizon c'est-à-dire la prise en charge par les Nations-Unies et les puissances occidentales de la question du Nord comme au Soudan. Les maliens doivent percevoir cela clairement et s’y opposer de façon patriotique. Le MNLA a non seulement tué sauvagement, mais il est aussi responsable  que le Gouvernement du dénuement, de la peur, du désarroi et de l’exode massif des maliens du Nord.     

Le Parti SADI, loin de se confiner dans le chauvinisme a toujours eu en perspective les intérêts généraux des travailleurs, des peuples et de ceux qui luttent pour le changement démocratique et le progrès social par delà les frontières.

Concrètement, c’est dans le cadre de la nation, c'est-à-dire d’un pays avec son territoire, sa société organisée, ses institutions communes, que l’action de lutte pour le changement doit se réaliser. Car, comme le veut les rebelles du MNLA, si on liquide cette base, c’est à dire le cadre dans lequel les gens se reconnaissent et s’identifient, on supprime toute possibilité d’organiser et de mobiliser les forces démocratiques. Le MNLA est condamnable et n’a aucun potentiel révolutionnaire tout comme est condamnable l’usage de la force. Il n’est pas un mouvement de changement démocratique et son passage douloureux à Aguel Hoc prouve qu’il  ressemble à un groupe terroriste.

Dans cette nation, les maliens ne sont pas martyrisés seulement dans sa partie Nord. Ils le sont ô combien dans sa partie Sud, dans sa partie Est et Ouest par un Gouvernement qui a tourné le dos à leurs intérêts et aux idéaux de mars 1991. 

Les propositions du Parti SADI pour une solution définitive de la crise

Au-delà de toute cette situation de tourmente que nous vivons, du peu de crédit du Président Amadou Toumani Touré et de son Gouvernement, l’unité nationale et la cohésion sociale recommandent une direction claire et responsable au pays.

Le Président actuel et son Gouvernement peuvent-ils en répondre ? Notre réponse est non !

La vague déferlante des femmes de kati, des populations de Kati et Bamako, de Ségou, Kita, Kayes, Sikasso,  Koulikoro a montré à suffisance que le peuple malien n’a plus confiance aux hommes et aux femmes qui le dirigent. Les maliens sont inquiets. Ceux qui sont partis précipitamment le sont encore plus. Ceux qui sont dans les camps de refugiés dans les conditions pénibles demandent qu’ils soient rassurés. Nous devons tout faire pour les protéger et les faire venir dans leurs foyers. Il faut d’autres hommes et d’autres femmes pour prendre en charge la fin de la guerre et instaurer le dialogue.

Le Président de la République et son Gouvernement doivent démissionner.

Le nouveau Gouvernement doit être réduit à 15 membres pour mettre fin à la fin à la guerre et mener le dialogue avec le MNLA, assurer la sécurité dans le pays, organiser sérieusement les élections présidentielles et législatives.

Le Référendum de toute évidence n’a plus sa raison d’être en considération des évènements qui prévalent. L’allègement du Gouvernement et la suppression du referendum vont dégager suffisamment de fonds pour faire face aux problèmes cités plus haut : la crise de l’école, l’insécurité, la famine…

L’argent des Partis Politiques 1 milliard 460 millions de FCA peut aider nos compatriotes dans les camps de réfugiés.   

Dans la perspective d’un dialogue entre le nouveau Gouvernement et la rébellion du MNLA, les dispositions suivantes sont obligatoires :   

-Désarmement immédiat et sans condition des rebelles ;

-Retrait des villes et villages occupés par le MNLA pour assurer le retour des populations partis à l’exode et pour leur sérénité ;

-Rejet de tout schéma d’interposition entre notre armée et les rebelles. Les agitations de la France  et des Nations-Unies sont suffisamment claires d’une telle éventualité.

-Tenue du dialogue sur notre territoire et plus précisément à Mopti, qui de par sa position géographique se trouve au milieu du Pays.

-Audit de tous les projets affectés dans le Nord-Mali ;

-Condamnation ferme des exactions des deux côtés (MNLA et Forces Armées et de sécurité) des populations civiles et militaires désarmées ;

-Soutien total aux Forces Armées et de Sécurité du Mali ;

 - Ouverture d’une enquête judiciaire sur tous les cas d’atrocités avérées afin de poursuivre leurs auteurs.

La situation est grave : les dernières nouvelles indiquent une poussée des actes de sabotage des installations stratégiques des villes par le MNLA. Après Kidal et Tessalit, maintenant c’est le tour de Tonka, Léré, Ménaka, Tessit, Tinzawaten.

Il faut sauver le Mali !                                                       

 

                                                                                           Bamako, le 9 février 2012 

                                                                                            Pour le Bureau Politique

                                                                                                     Le Président.                                                             

                                                                                              Cheick Oumar Sissoko,

                                                                                                          Cinéaste,

                                                                                         Ancien  Ministre de la Culture